Bien-Aimé / bien-aimé - majuscule ?

Discussion in 'Français Seulement' started by Rafox, Dec 31, 2012.

  1. Rafox Junior Member

    français
    Bonjour !
    Tout d’abord, je tiens à vous remercier pour toute l’aide que vous m’avez apportée tout au long de l’année écoulée. Ensuite, j’aimerai vous souhaiter à toutes et à tous une très heureuse nouvelle année !
    Question de fin d’année :
    J’écris un roman dans lequel deux amoureux emploient des termes affectueux pour s’appeler. En l’occurrence, la jeune femme appelle le jeune homme:

    Mon bien-aimé.

    Et lui l’appelle :

    Ma bien-aimée.
    J’hésite à mettre ce terme d'affection en majuscules (Bien-Aimé(e)) ou en minuscules (bien-aimé(e), voir bienaimé(e)).

    Que me conseilleriez-vous ?

    Merci d’avance !
    Rafox
     
  2. snarkhunter

    snarkhunter Senior Member

    France, Région parisienne
    French - France
    Bonjour,

    C'est sans doute plutôt une question de choix mais, dans ce contexte, les majuscules me sembleraient plus logiques.

    L'expression existe à la base comme un nom commun composé : un(e) bien-aimé(e)

    Toutefois, comme on est ici dans le cadre de paroles intimes entre deux personnes qui s'aiment, je trouverais normal d'utiliser le terme comme un nom propre, donc avec deux majuscules.

    "(Mon / Ma) Bien-Aimé(e)",

    tout comme on dirait par exemple "ma Belle" ou "ma Douce".
     
  3. SergueiL Senior Member

    Noumea
    Français
    Comme le dit Snarkhunter, c'est une question de choix et le mien m'inciterait à trouver emphatique l'emploi des majuscules. Mettre des majuscules à ma belle, ma douce ou mon bien-aimé alourdit et fige même ces appelatifs affectueux. Je m'en remets à Baudelaire : "Mon enfant, ma sœur..."
     
  4. Rafox Junior Member

    français
    Bonjour Snarkhunter et SergueiL,
    Merci pour vos conseils, même s’ils divergent. Peut-être que si j’approfondis le contexte, que je l’étoffe un peu, vos idées convergeront et vous pourriez mieux m’orienter (?), si vous en avez l’envie et le temps, évidemment ! L’histoire est un conte fantastique. Les protagonistes principaux sont deux êtres humains habités par des âmes, éprises l’une de l’autre, qui sont en relation avec l’archange Gabriel. Voici, par exemple, ce que l'archange Gabriel dit à Alev (l’âme féminine) en lui parlant de Stel (l’âme masculine), son bien-aimé/Bien-Aimé :
    — N’aie pas peur, douce quintessence. Je serai toujours là, auprès de toi. Lorsque ton bien-aimé séjournera dans le monde de la chair – souviens-t’en ! [….]
    Plus loin, Gabriel s’adresse à Stel :
    — Bien-aimé, te souviens-tu où tu étais et ce que tu faisais avant de te retrouver dans ton enveloppe charnelle ?
    En me référant à ces deux exemples, je peux imaginer plusieurs possibilités. Soit tout mettre en minuscules, soit tout mettre en majuscules. Soit, lorsque l’ange fait référence au bien-aimé d’Alev, alors tout mettre en minuscules. Par contre, lorsque l’ange s’adresse directement à une âme en l’appelant ‘Bien-Aimé’, je pourrais l’écrire avec des majuscules.
    Qu’en pensez-vous ? Est-ce que ça complique la lecture plus qu’autre chose ? Ou, au contraire, est-ce que cela ajoute une certaine cohérence ?
    Merci d’avance ! Toutes vos suggestions sont les bienvenues !
    Rafox
     
  5. snarkhunter

    snarkhunter Senior Member

    France, Région parisienne
    French - France
    ... Dans ce cas, s'il s'agit d'un récit par essence symbolique, je trouve qu'un vocabulaire emphatique (comme souligné par SergueiL) ne serait pas hors de propos ici. Il y trouverait sans doute même sa place assez naturellement, comme dans un conte, une parabole, etc.
     
  6. Rafox Junior Member

    français
    Je vous remercie pour votre aide et vous souhaite une excellente Nouvelle Année!
     

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