Féminisation des titres, professions et fonctions

Discussion in 'Français Seulement' started by zbrock77, Aug 4, 2006.

  1. zbrock77 Junior Member

    America
    S'il faut dire " Madame la ministre", pourquoi ne dirait-on pas "Madame la maire"?
    Et pourquoi "Madame la gouverneure" au lieu de "Madame la gouverneur"?
     
  2. Agnès E.

    Agnès E. Senior Member

    France
    France, French
    Bonjour zbrock77,

    Le mot ministre ne possède pas de terminaison particulière au féminin. Il peut donc indifféremment être utilisé au masculin et au féminin.
    Il en va de même pour les mots en -iste (accessoiriste, clarinettiste) par exemple.

    Pour le mot maire, l'inconvénient de Madame la Maire de Paris (par exemple) est que l'on entendrait trop facilement Madame la mère de Paris... Il est beaucoup plus facile de comprendre Madame le Maire de Paris sans qu'il y ait la moindre ambiguïté.

    Pour Madame la Gouverneure, je reste... sans voix. :p Je ne sais que dire. Un mot masculin en -eur devrait normalement se féminiser en -euse, il me semble... Non ? je suis sûre que quelqu'un de beaucoup plus qualifié que moi saura vous donner la bonne réponse. :)
     
  3. zbrock77 Junior Member

    America
    Bonjour Agnès et merci de ta réponse.

    Je crois que "la gouverneuse" ne serait pas un mot agréable à entendre.
     
  4. KaRiNe_Fr

    KaRiNe_Fr Senior Member

    France, Provence
    Français, French - France
    Je ne sais pas trop. Mais ça me semble le même principe que "auteur"/"auteure". Non ?
    (et on a bien instituteur/institutrice, et pas instituteuse ! :) )
     
  5. Agnès E.

    Agnès E. Senior Member

    France
    France, French
    Oui, c'est très juste. :)
    Mais ce sont des mots en -teur. (D'ailleurs, auteure est une aberration orthographique, en fait !)

    Je parlais des mots en -eur, comme donneur/donneuse, copieur/copieuse (quoique... ça, c'est un mot en -ieur, plutôt, non ?), crâneur/crâneuse, etc.
     
  6. zbrock77 Junior Member

    America
    Procureur ferait procureure au féminin de même que discoureur.
    Quid de créditeur?
     
  7. geve

    geve Senior Member

    France, Paris
    France, French
    Le féminin de créditeur est créditrice :)
     
  8. Agnès E.

    Agnès E. Senior Member

    France
    France, French
    Vous êtes sûr, pour procureure ? :confused:
    J'ai toujours entendu dire (et lu) : Madame le Procureur / elle est procureur, etc. Mais je peux me tromper, cependant, car je ne suis pas spécialiste en droit...

    A moins que cela ne soit un emploi plus courant au Canada (il me semble que le Canada a tendance à davantage féminiser que l'Europe).
     
  9. zbrock77 Junior Member

    America
    Je crois être sûr pour "Madame la procureure" depuis les derniers changements intervenus à moins que... je me trompe.
     
  10. mickaël

    mickaël Senior Member

    Bonjour,

    ou ça peut aussi s'entendre comme madame l'amère... De quoi faciliter le travail de certains. :)


    Déjà entendu (même si j'ai plus souvent entendu madame le procureur) et en faisait une rapide recherche sur google, il semblerait que ce soit aussi utilisé en France. (exemple, dans le titre en gras)
     
  11. geve

    geve Senior Member

    France, Paris
    France, French
    Il me semblait bien qu'on avait déjà parlé de féminisation des noms de métier sur ce forum ! Dans ce fil était fait mention de ce lien (document .pdf), où l'on lit, au sujet des noms en -eur (hors -teur)
    (Ne serait-il pas judicieux de donner à ce fil un titre plus explicite ? :) )​
     
  12. geve

    geve Senior Member

    France, Paris
    France, French
    Last edited: Nov 1, 2008
  13. yserien Senior Member

    Spanish
    Mais on dit "Madame la Maire" ou bien Madame le Maire ; des français de souche m'ont asssuré que l'on doit dire Madame le Maire. Est ce vrai ?
     
  14. abbaaccddc Senior Member

    Santiago
    Chile/Español
  15. Moity Jean

    Moity Jean Senior Member

    France Lille
    Français France Lille
    Bonjour,

    Je m'étais bien amusé, il y a quelques années à écrire quelques lignes sur le sujet : j'espère vous fournir l'occasion de quelques sourires ....

    Ne mélangeons pas les genres……


    Dans sa fonction sémantique, le genre du nom est, en principe, une indication du sexe des êtres : c'est alors le genre naturel.

    Dans sa fonction syntaxique, le genre est défini par l'accord qui s'établit entre le nom et d'autres mots de la phrase (article,adjectif,pronom,participe) : c'est alors le genre grammatical.

    Le français distingue deux genres : le genre masculin et le genre féminin. En général on a attribué le genre masculin aux noms d'êtres animés mâles, et le genre féminin aux noms d'êtres animés femelles.

    Bien que…. Bien que….​


    Le cas du sexe anges soit encore en suspens (celui des eunuques a été tranché… très précocement : c’est le ca..strat.
    Les anges n'en sont pas moins du genre masculin ( Un ange passe..) sans être sûrement mâles ….Etrange.. étrange … Etre ange … Etre (ange) … ou ne pas être (mâle) that is the question !

    A l'inverse, le bœuf nous prouve qu'on peut "être" (du genre masculin) et "avoir été" (..mâle..) Bizarre… bizarre.

    Aux antipodes des précédents, un gastropode, l'escargot, du genre masculin, est … hermaphrodite !! Mais si cette abondance de biens ne lui nuit pas, elle ne lui sert pas non plus à grand'chose puisque, dans sa grande sagesse, Dame Nature lui a interdit l'auto accouplement. Exit les plaisirs solitaires !! Pire : les joies du couple lui sont également refusées. Son "suréquipement" ne l'autorise qu'à une sorte d'échangisme à deux personnages et quatre sexes où tel est pris qui croyait prendre … Et vice versa.
    Le comble de l'horreur est enfin atteint quand la pédérastie de l'un des acteurs entraîne le lesbianisme de son partenaire…. et inversement. C'est, à ma connaissance, le seul cas où la pédérastie peut, à la rigueur, justifier son genre féminin et le lesbianisme, son genre masculin! Bien que le vagin et la verge…. ne se justifient pas plus !

    Heureusement tous les masculin-féminin ne sont pas aussi complexes.​

    On forme le féminin des noms en ajoutant un "e" muet à la forme du masculin.
    Ex : Ami Amie.

    Exceptions :

    ü Les noms en -el et -eau font leur féminin en –elle. C'est ainsi le puceau et la pucelle ont, entre eux, les mêmes rapportsquele maquereau et la maquerelle.
    ü Les noms en -et doublent le t devant l'e au féminin. Ex : Cadet cadette.
    Exception : Préfet Préfète.
    Gourmet …gourmette est une espièglerie de potache attardé dont j'ai honte.
    ü Les noms en -en et -on doublent le n devant le e. Ex : Païen païenne Chrétien chrétienne Baron baronne Colon …tous ceux qui répondent colonne gagnent… le fond de la classe en ma compagnie.
    ü Les noms en -at ou en -ot ne doublent pas le t au féminin. Ex : bigot bigote, dévot dévote , huguenot huguenote, parpaillot parpaillote.
    ü Les noms en -er prennent, au féminin, un accent grave sur le -e. Ex : banquier banquière usurier usurière. Tant pis pour ce malencontreux autant que volontaire rapprochement, mais, connaissant les banquiers, je sais que çà leur fera à peu près autant d'effet qu'une piqûre de moustique sur le derrière (! ??) d'un grizzly !!
    ü La plupart des noms en -x changent en -s sonore devant l'-e du féminin. Ex : époux épouse …. Mais, quelques années plus tard … vieux fera vieille !
    ü Les noms en -eur dérivés d'un verbe ont leur féminin en -euse. Ex : emmerdeur faitetc...
    ü Un nombre considérable de noms en -teur font leur féminin en -trice. Ce sont des noms de formation savante. Ex : protecteur protectrice séducteur séductrice.
    ü Certains noms ont leur féminin en -esse. Ex : abbé abbesse bonze bonzesse.
    ü Le féminin se marque quelquefois au moyen d'une forme spéciale : parmi les pas piqués des hannetons, voici quelques exemples : Bailli - baillive, daim - daine, gnome - gnomide, loup-cervier - loup-cerve, quidam - quidane, sphinx - sphinge.
    ü La distinction des genres peut aussi se faire au moyen de deux mots de radical différent : cerf - biche, jars - oie, mari - femme, confrère - consoeur. A noter que consoeur se dit des femmes associées à une même … confrérie. La "consoeurie" reste à inventer …. (pardon mesdames!)

    Enfin, certains noms n'ont pas de forme féminine !!

    ELLES n'ont pas à le regretter quand il s'agit d'assassin, bandit, voyou, forçat, monstre, tyran, escroc, charlatan, malfaiteur, et même benêt.
    On comprend bien aussi que le sexe prétendu faible ne puisse pas fournir d'artilleur, de plombier, de terrassier, de manœuvre, de tirailleur, encore moins de curé ou de cardinal, mais de vainqueur ?? Mystère … mais çà me plait bien !!!

    Certains noms changent de genre sans changer de forme : Un ou une …artiste, collègue, esclave, locataire, élève, pianiste, adepte…

    Certains noms homonymes ne sont distingués que par le genre : Un ou une livre, page, moule, poêle….

    On hésite quelquefois sur le genre de certains noms :
    § Sont masculins : abaque, acrostiche, aphte, en-tête, ergastule, insigne, obélisque, viscère, pénates…
    § Sont féminins : anagramme, anicroche, caténaire, écritoire, escarre, glaire….

    Mal à la tête ?? Moi aussi …..

    Je sais qu'on me lit ….mais j'ai envie du mien
    Abandonner la plume …pour rejoindre le plume ?
    Aller à la page … ou aller au page ?
    En remettre une couche … ou regagner la mienne ?
    ??????????????????????????????????????????????

    Bonne nuit !
    La partie sérieuse est tirée du "Bon usage" de M. Grévisse, le reste…..​
    Jean Moity ​




    .
     
  16. CABEZOTA Senior Member

    Paris/Madrid
    french
    Auteure, gouverneure, etc., nous viennent du Québec.

    La question de la féminisation des titres est passionnante parce qu'elle mêle une question d'ordre strictement linguistique à une autre d'ordre sociologique (avec à la clé un combat). Dans la pratique, il est très intéressant de voir que cette féminisation des titres n'est pas vécues ni pensée de la même manière par les toutes les femmes : il n'est pas rare, dans les très hautes fonctions, qu'une femme s'irrite de cette féminisation des titres : le genre non marqué souligne précisément qu'à son poste, Mme X est la fonction, c'est-à-dire les qualités de la fonction (directeur par exemple), et que le sexe féminin ou masculin n'a pas à apparaître dans la désignation, puisqu'il n'a aucune importance : "Je ne suis pas une femme, je suis le directeur."

    Par ailleurs, il existe une partition entre Français (plutôt réticents) et Québecois (qui appliquent farouchement la féminisation des titres et métiers).

    "Auteure" est proprement absurde et surtout très mal formé sur un modèle qui n'existe pas (instituteur - institutrice, chanteur - chanteuse) ; il dénote une connaissance plutôt légère du français, qui permettait encore, au XVIème siècle, "autrice" (qui s'écrivait "authrice")...

    Les explications de l'Académie sont sur ce point extrêmement claires et abondamment développées :

    http://www.academie-francaise.fr/langue/questions.html#feminisation
    http://www.academie-francaise.fr/actualites/feminisation.asp
    http://www.culture.gouv.fr/culture/dglf/cogeter/feminisation/5diversite.html#ancre1100239
     
  17. Francois114 Senior Member

    Sud-Ouest de la France
    French - France
    Personnellement, je suis pour la tolérance absolue en la matière et contre le dogmatisme dans un sens ou dans l'autre (j'ai le souvenir d'une brochure d'une université québecoise dont la lecture était rendue carrément impossible par l'emploi systématique de il/elle, étudiant/étudiante... etc. on avait l'impression de bégayer)
    Un élément au débat : dans certains cas, la forme féminine de la fonction désigne l'épouse. Ainsi, la préfète est l'épouse du préfet, l'ambassadrice, celle de l'ambassadeur... et toutes les deux ont un statut quasi officiel (en général, elles s'occupent des mondanités inhérentes à ces fonctions). Une femme préfet peut souhaiter qu'on ne la confonde pas avec une femme de préfet. A propos, d'ici quelques mois, on risque de devoir se poser la question pour l'hôte de l'Elysée (l'hôtesse de l'Elysée, ne marchera sûrement pas !!) et certain secrétaire général d'un parti bien connu acceptera-t-il de devenir "le premier monsieur de France" ?
     
  18. Francois114 Senior Member

    Sud-Ouest de la France
    French - France
    Jean, vous oubliez que longtemps elles n'ont pu être ni sentinelles, ni estafettes ! Mais c'est vrai que certaines ont été amazones...
    Il faudrait d'ailleurs s'interroger sur la propension de l'armée à utiliser des noms féminins pour désigner des fonctions : jusqu'au XVIIIéme on pouvait être cornette (le marquis de Sade le fut dans le régiment de son père) et encore aujourd'hui, il y a ordonnance (bien que ce soit, c'est vrai, la contraction d'officier d'ordonnance)
     
  19. tgarvey Senior Member

    Miami, FL
    anglais
    Et <<La Générale>>? De mon temps, elle était l'épouse d'un général. Avec plus d'égalité entre les sexes aujourd'hui, comment s'appelle une femme militaire atteignant ce rang de son proper chef?
     
  20. yserien Senior Member

    Spanish
    Je n'en sais rien. Madame le Général, Générale,Généralesse,Génélatrice ? Le temps dira.
     
  21. Agnès E.

    Agnès E. Senior Member

    France
    France, French
    Les titres militaires sont restés masculins, en tout cas en France. On s'adresse donc aux femmes comme aux hommes.
     
  22. mplsray Senior Member

    [...]

    Si je comprends bien cette page-ci, le gouvernement de la France et l'Académie française ne sont pas en accord au sujet de la féminisation des titres. Est-ce que c'est toujours le cas ?
     
    Last edited: Jun 9, 2009
  23. victoria1 Senior Member

    Mauritius - English & French
    Ne trouvez-vous pas que ce n'est pas un simple problème orthographique? Jusqu'à récemment une présidente était l'épouse d'un président et une ambassadrice était l'épouse d'un ambassadeur et rien d'autre. Le Monde (20 décembre 2006) titrait: "Cette ex-députée du Parti libéral est la première ministre noire de Suède". Quelqu'un ne suivant pas la politique suédoise serait très perplexe: cette députée est-elle devenue Premier ministre (première femme et noire à occuper cette fonction) ou fait-elle partie du cabinet ministériel en tant que femme et noire? Qu'en pensez-vous? La question de genre n'arrange pas toujours les choses!
     
  24. Maurice92 Senior Member

    France
    France french
    Je ne pense pas qu'il s'agisse du problème de féminisation de la fonction.
    Le problème est le même au masculin; en cas d'ambiguié, il est nécessaire de faire une périphrase :
    le premier ministre à être noir ( et femme )
    Personnellement je ne suis pas partisan de confondre la fonction et la personne qui la remplit, surtout quand le mot féminin existait déjà avant avec un autre sens ; ça peut aboutir à des ambiguités , telle que :
    se mettre la chancellière pour avoir chaud aux pieds
     
  25. victoria1 Senior Member

    Mauritius - English & French
    Parfait exemple Maurice 92. Je suis du même avis! Je crois que la chancelière préfèrerait être désignée comme Mme le Chancelier plutôt que d'être assimilée a une sorte de chaussures ou "pantoufles".
     
  26. Lori11 Junior Member

    portuguese Brazil
    "Mme LA medecin" et "Mme LA docteur" est-ce possible?

    Merci beaucoup.
     
  27. Ploupinet

    Ploupinet Senior Member

    Au milieu de l'Eure
    Français/France
     
  28. Nil-the-Frogg

    Nil-the-Frogg Senior Member

    Essonne
    Français (France)
    L'usage veut que l'on parle de Madame le médecin.

    Par ailleurs, le féminin de docteur est doctoresse.
     
  29. dicomec Senior Member

    USA
    Au Canada je crois qu'on aura adopté l'habitude de dire présidente, etc., mais en France l'on se sert moins de ces expressions. On dit plutôt, Madame le Président, etc. Selon la grammaire française, Président, docteur, etc., sont des mots masculins, comme le livre ou le chien. On réserve les féminins pour - par exemple - le feminin de gars est (péj.) garce.
     
    Last edited: Jun 9, 2009
  30. Calamitintin

    Calamitintin Senior Member

    Le Neubourg, Haute Normandie
    France, St Maix les bains, 79
    Il me semble qu'il y a une différence entre docteur et médecin : le premier est un titre et concerne beaucoup de non-médecins, le second est une profession. Monsieur le docteur n'est pas possible car cela revient plus ou moins à dire monsieur le monsieur (non ? je suis pas très sûre). Il faut dire Docteur tout court. Quant à médecin il y a un fil sur la féminisation des titres pas très loin, avec Anne le peintre ;) !
     
  31. Ploupinet

    Ploupinet Senior Member

    Au milieu de l'Eure
    Français/France
    Non, en France on utilise sans aucun problème "présidente" !
    Le problème concerne des titres, où "livre" et "chien" n'ont pas leur place (d'autant plus que "chien" a bel et bien un féminin...). "Docteur" a d'ailleurs aussi son féminin, mais... Voir post précédent pour plus d'infos :D
     
  32. FélixT Senior Member

    Canada, French
    Bonjour,

    je me demandais quoi faire dans le cas d'un e-mail de compagnie contenant plusieurs appellations d'emploi en matière de féminisation des noms.

    Je ne fais que vérifier la traduction d'un autre, mais dans le e-mail, j'ai par exemple:

    "Vous devez demander à votre superviseur(e).

    Et chaque adjectif a un petit (e) à la fin, pour indiquer que les femmes peuvent également superviser. Je comprends le principe et tout, mais je trouve sincèrement que ça nuit à la lecture du texte. Donc je voulais savoir s'il y a des règles officielles pour ça.
     
  33. pejies New Member

    French
    Il n'y a pas véritablement de règles spéciales, mais...
    Dans le cas de superviseur(e), si l'on sait que la personne est une femme, il faut en théorie féminiser la profession.
    Par contre, s'il s'agit d'un terme générique (le superviseur en général), la règle est d'user du mot au masculin.
    Enfin s'il s'agit d'une fonction (ex: ministre) et non d'un emploi, on n'accorde jamais en genre: la ministre, ça n'existe pas.
     
  34. Anne345 Senior Member

    France
  35. pejies New Member

    French
    Désolé, je n'avais pas vu que vous étiez au Québec!
    J'ai rapidement lu le document du lien et il me semble bien qu'il s'agisse de recommandations et non pas de règles impératives.
    Donc chacun son choix!
     
  36. mcdonald

    mcdonald Junior Member

    Québec
    Anglais américain
    Effectivement, le Québec s'est avancé en matière de féminisation des noms. L'équité entre les hommes et les femmes au travail est un dossier politique qui est encore très actif ici.
     
  37. Nzdancer Junior Member

    English(NZ)
    Donc on ne peut pas dire (une) médecin?
     
  38. dicomec Senior Member

    USA
    On dit Salut les enfants, etc., mais je crois qu'avec les titres, on dit par préférence: Bonjour Maître Lefêvre, Bonjour Docteur Bonami, etc. bien que le sujet soit femme ou homme.
     
  39. Reliure

    Reliure Senior Member

    En fait il me semble que si fort heureusement maintenant "présidente est l'équivallent de "président", originellement dire: "Madame la présidente" c'etait parler de la'épouse du président.
    IDEM pour "ambassadrice", le mot pour la fonction étant bel et bien :"ambassadeur"(je parle là de diplomatie).
     
  40. Reliure

    Reliure Senior Member

    "Monsieur le docteur " n'est certes pas ce qu'il faudrait dire, mais c'est un usage qui à mon avis est hérité de l'époque où les personnes les plus instruites du village étaient supposées être les médecins.

    J'imagine que les titres des autres professions nécessitant de longues études ont eu d'abord d'autres appellations que doctorat, et que c'est ainsi qu'on pense spontanément au médecin quand on entend "docteur", aujourd'hui au point de croire que c'est une profession...
     
  41. Chimel Senior Member

    Belgium
    Français
    Médecin est un cas difficile parce que le féminin "médecine" désigne déjà la discipline. On ne dit donc pas "une médecine" comme on dit "une avocate".

    Concrètement:
    - dans certains cas, on n'a pas besoin d'article: elle est médecin, elle a travaillé comme médecin en Afrique...

    - avec un nom de famille, on dit dans les deux cas "le docteur X" (et presque jamais "la doctoresse X"). A l'hôpital, on vous dit par exemple "attendez quelques minutes, le docteur Dumont va vous recevoir" et si vous n'êtes jamais allé chez lui/elle, vous ne pouvez pas savoir à l'avance s'il s'agit d'un homme ou d'une femme.
    Mais on commence parfois à entendre aussi "la docteur Dumont"

    - s'il faut un article, on a le choix entre "une médecin" er "une femme médecin". Pour ma part, je n'aime pas trop le premier, qui heurte un peu mon oreille, sauf s'il y a d'autres éléments (adjectifs...) qui "féminisent" aussi toute l'expression. Ainsi, j'aurai tendance à dire:
    "c'est une excellente médecin" ("excellente" marque bien le féminin et coupe l'association entre "une" et "médecin")
    mais
    "c'est une femme médecin qui a une excellente réputation"

    Mais c'est très personnel...
     
  42. itka Senior Member

    France
    français
    Pour moi, pas "d'excellente médecin". :eek: Cet accord au féminin d'un mot masculin est très choquant.
    Je trouve assez ridicule cette volonté de féminiser à tout prix des mots qui sont masculins. Ça n'empêche en rien ces métiers d'être exercés par des femmes ! Va-t-on masculiniser la sentinelle au prétexte que 99% d'entre elles sont des hommes ?

    Donc, pour moi, c'est le docteur X.
    Le docteur X est une femme.
    Si je lui écris, ce sera : "Madame le Docteur,..."
    Si je lui parle : "Docteur..."
    Si je parle d'elle : "le docteur X".
     
  43. Chimel Senior Member

    Belgium
    Français
    Donc tu dirais, en parlant d'elle: C'est une excellente femme médecin? ou: C'est une excellente doctoresse? ou: C'est un excellent docteur?

    Un adjectif accordé au féminin avec un nom masculin est évidemment non seulement choquant mais même carrément fautif, sauf à considérer que médecin est un terme qui peut être à la fois masculin et féminin, comme secrétaire ou journaliste. Le Petit Robert dit que le féminin la médecin est rare, ce qui est vrai, mais il se peut que l'usage évolue dans ce sens (ça me semble d'ailleurs être le cas).

    Etant moi-même d'un naturel prudent, j'évite pour l'instant autant que possible d'utiliser médecin au féminin, mais je n'exclus pas que cela puisse devenir courant et même admis dans un avenir plus ou moins rapproché.
     
  44. itka Senior Member

    France
    français
    Voilà. Je crois que c'est la position unanime des francophones : éviter au maximum tous ces mots-pièges et s'arranger pour changer la phrase !
    "Le docteur X ? Elle est vraiment très bien, comme docteur !";):D
     
  45. Chimel Senior Member

    Belgium
    Français
    Oui, c'est une position pragmatique qui est généralement la mienne... mais qui me dérange aussi un peu par son aspect "bricolage".

    C'est lorsque je parle une langue étrangère et que je ne la maîtrise pas parfaitement que je suis amené à faire ce genre de tour de passe-passe (dire les choses un peu autrement qu'on l'aurait voulu parce qu'on a un doute sur l'exactitude de la formulation). Dans la mienne, il me semble normal de pouvoir dire ce que je veux comme je le veux, sans devoir m'embarrasser de contorsions.

    A fortiori quand il m'arrive de l'enseigner ! C'est gênant de devoir dire à des étrangers: écoutez, on ne sait pas très bien nous-mêmes ce qu'il en est, débrouillez-vous pour formuler les choses autrement...

    Alors parfois, à mon petit micro-niveau de locuteur lambda, je participe à ce que je crois être l'évolution inéluctable de la langue en disant "une excellente médecin". :)
     
  46. tilt

    tilt Senior Member

    Nord-Isère, France
    French French
    Pour ma part, bien au contraire, je n'y crois pas du tout !
    Je ne pense pas avoir jamais entendu une médecin, qui me choque à peine moins que une excellente médecin, et dont je n'ai pas du tout l'impression que l'emploi se répande.

    Je suis totalement d'accord avec Itka elle dit que vouloir coûte que coûte trouver un féminin à chaque nom de profession est inutile et même ridicule. Il existe des noms de profession de genre masculin (médecin, ingénieur), d'autres, plus rares il est vrai, de genre féminin (sentinelle, sage-femme), sans que ça n'ait le moindre rapport avec le sexe de la personne qui l'exerce.

    L'Académie est d'ailleurs également de cet avis, et je partage entièrement sa conclusion dans cet article :
     
  47. geostan

    geostan Senior Member

    English Canada
    Je suis entièrement de ton avis. Et est-ce que le masculin de la victime et le victim?
     
  48. Aoyama Senior Member

    川崎市、巴里 (黎)
    仏(佛)法語צרפתית Clodoaldien
    Trouver un féminin pour toutes les professions (surtout celles occupées naguère par les hommes) est un problème récurrent à notre époque.
    On s'emploie à trouver (ou à combattre) le sexisme dans la grammaire ou l'orthographe. On connaît "auteure" ou "professeure" ...
    Bizarrement (et heureusement) on ne connaît pas "docteure" (mais, pourquoi pas ?) même si on le trouve pour les grades universitaires, récemment ("docteure d'université").
    Doctoresse (comme Suissesse) existe, mais est pratiquement inusité de nos jours, le mot est vieilli, probablement à cause de la terminaison -esse qui est un peu tombée en désuétude (et qui fait penser à "gonzesse").
    Le plus simple, c'est bien :
    ou aussi, selon le cas :
    J'éviterais "une médecin".
     
  49. Nicomon

    Nicomon Senior Member

    Montréal
    Français, Québec ♀
    Salut tout le monde,

    Au Québec, la féminisation des titres est depuis longtemps entrée dans l'usage, et les règles de « rédaction épicène » sont très élaborées et... pas faciles à maîtriser.

    Recommandations de l'OQLF, au sujet de docteur/médecin :
    À l'oral... le e ne s'entend pas. Aucun problème. :p

    Je n'écrirais pas Madame le/la docteur(e). Pour moi c'est un ou l'autre.
    - Madame Machin (dans le cas d'une correspondance où le titre n'importe pas)
    - Docteur(e) Machin (si je m'adresse au/à la médecin, à titre professionnel)

    L'accord au féminin une excellente médecin me choque tout autant que vous; c'est très laid. :eek: Par contre une médecin (sans adjectif) me dérange moins. Cela dit, je l'ai rarement entendu, et je ne serais pas portée à le dire. Je dis : unetelle est un bon médecin.

    Femme docteur / médecin / ingénieur, etc. m'énerve!
    Et puis, si on dit une bonne avocate ou directrice/une avocate ou directrice compétente, rien n'empêche de dire une bonne docteure / une docteure compétente. Non?

    Honnêtement? Je trouverais plus facile de ne pas devoir tout féminiser. Disons que directeur(trice) chevronné(e) / infimier(ère) autorisé(e)... ça devient pénible à lire.
    Mais bon, ce sont les règles à suivre.

    Mais au fait, si on demandait aux principales intéressées ce qu'elles préfèrent, entre un(e) médecin / docteur(e) / ingénieur(e)?
    Ensuite, on fera avec... cas par cas. ;)

    À ce sujet :
    questions fréquentes sur la féminisation (en particulier # 7, 11 et 12) et aussi noms féminins en "eure"


    Note : j'imagine bien mal un homme exercer le métier de sage femme. :D
    Geostan : désolée, mais je ne trouve pas très pertinent l'exemple de « victime », qui n'a rien à voir avec un titre de profession.
     
    Last edited: May 30, 2009
  50. Aoyama Senior Member

    川崎市、巴里 (黎)
    仏(佛)法語צרפתית Clodoaldien
    Le débat sur la féminisation des noms en -eur semble être différent , en France et au Québec.
    En France on montre plus de résistance sur cette terminaison (e) qui semble être une mauvaise greffe.
    Il y a peut-être plus de tolérance pour les néologismes au Québec.
     

Share This Page