mettait dans le crâne comme des raies de feu

Discussion in 'Français Seulement' started by simenon, Oct 21, 2013.

  1. simenon Senior Member

    italien
    Bonjour, je suis tombée sur un phrase dont le sens m'est obscur. Il fait chaud, les personnages en question arrivent près d'un débarcadère où il doivent attendre une demi-heure "et le scintillement du soleil sur l'eau mettait dans les crânes comme des raies de feu".
    Ce sont le cerveaux qui sont comme éblouis par le soleil? Comment interpretez-vous la phrase? Merci d'avance à tous.
     
  2. Yendred Senior Member

    Paris
    Français - France
    Pas le cerveau, mais le crâne, c'est à dire familièrement le haut de la tête qui est exposé au soleil.
    Et l'auteur écrit dans les crânes, comme si ces raies de feu étaient si puissantes qu'elles pouvaient pénétrer à l'intérieur de la tête.

    Il s'agit de l'entrée 2a dans cet article sur le mot crâne:
    http://www.cnrtl.fr/definition/crâne
     
    Last edited: Oct 21, 2013
  3. simenon Senior Member

    italien
    Merci. Donc s'agit-il d'une image pour rendre la gêne provoquée par le scintillement du soleil trop fort et lumineux? Comme à dire que les reflets sont comme des fleches de feu qui pénètrent dans la tête (à traver les yeux peut-être)?
     
  4. Piotr Ivanovitch

    Piotr Ivanovitch Senior Member

    France Sud
    France
    Bonsoir,

    je pense que Simenon a fait la bonne interprétation et je ne suis pas en accord avec celle de Yendred : le texte parle du « scintillement du soleil sur l'eau », ce qui est très visuel, et l'expression litigieuse est « mettre dans les crânes » (et non pas « sur les crânes »).

    Pour moi, il s'agit bien de raies lumineuses qui se forment dans le cerveau (dans les centres de la vision). Les raies lumineuses ne traversent pas la calotte osseuse (même en image), mais pénètrent dans le cerveau à travers les yeux et le sens de la vision.
     
  5. Logospreference-1

    Logospreference-1 Senior Member

    Lutèce les oies
    français
    Mais mettre devrait ajouter cette idée que les images des raies de feu demeurent dans le cerveau, c'est-à-dire qu'elles l'imprègnent durablement. La lumière trop vive procède souvent à ce genre d'éblouissement. Cette idée me rappelle une scène cruciale de l’Étranger, le film de Visconti adapté du roman de Camus, où le soleil se reflète dans une lame.
     
  6. simenon Senior Member

    italien
    Merci Piotr Ivanovitch et Logos.
     

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