[du] côté gauche/droit - sans préposition ni article

salah94

Senior Member
Bonsoir,


Dans le domaine du football et du sport de façon générale, les gens utilisent le mot "le côté" sans article et on entend souvent dire :

Il joue côté gauche.
Il se positionne côté droit.

Je vaudrais comprendre l'absence de l'article "le" dans ce cas là.


Merci d'avance.
 
  • Chimel

    Senior Member
    Français
    Ce n'est pas propre au sport. Au théâtre, on parle aussi de côté cour et côté jardin. On peut dire d'une pièce qu'elle donne côté rue.
     

    Maître Capello

    Mod et ratures
    French – Switzerland
    Oui, mais à mon sens cette omission ne se trouve justement en principe que dans certaines expressions idiomatiques comme côté cour, côté jardin. Elles ont visiblement déteint ailleurs…
     

    Bezoard

    Senior Member
    French - France
    Il y a d'ailleurs une différence de construction entre "côté + substantif "(côté rue, côté cour) et "coté + adjectif" (côté droit). L'usage n'est pas nécessairement absolument identique pour ces deux constructions.
     
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    salah94

    Senior Member
    Ce n'est pas propre au sport. Au théâtre, on parle aussi de côté cour et côté jardin. On peut dire d'une pièce qu'elle donne côté rue.
    Si je ne me trompe pas :
    Côté + substantif = en c qui concerne.

    Ce n'est pas très correct. On devrait en effet dire du côté gauche/droit, où du est la contraction de la préposition de avec l'article défini le.

    Peut-on utiliser d'autres propositions comme "dans" ?

    Il joue dans le côté gauche.
     

    Piotr Ivanovitch

    Senior Member
    Français
    Il joue côté gauche.
    Il se positionne côté droit.
    L'expression complète étant « il joue / se positionne sur le côté gauche », on remarquera qu'une expression synonyme, comme « il joue sur le flanc gauche » n'admet pas la même ellipse : on ne dit pas « il joue flanc gauche » :cross:.

    D'où cela vient-il ?
    Grevisse (13e, § 310, a, 3e et 4e, et § 348,b) note qu'on rencontre cette construction avec d'autres noms : fin, début, courant.
    Il attribue l'ellipse de la préposition et de l'article à une habitude du langage commercial ou technique : un vélo modèle course, un pyjama taille 50...
    Il signale aussi que cette pratique relève du langage familier et oral. Il ajoute toutefois (exemples à l'appui) qu'on en rencontre des occurrences dans la langue littéraire.

    Il qualifie cette ellipse de brachylogie (mode d'expression la plus concise). J'ai appris un mot qui me plaît...
     
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