faire le kéké

now_in_france

New Member
United States English
Someone tried to explain to me what the phrase, "faire la kéké" meant, but I don't think I understand the explanation. In addition, he was not even sure of the spelling of the word "kéké." It's definitely slang. Any suggestions?
 
  • pheelineerie

    Senior Member
    American English
    Faire le kéké : se la péter
    cela ne servira strictement à rien (ou faire le kéké dixit seb!).
    tout ça pour faire le kéké en boîte avec son tee shirt moulant :pfff:

    natives?!
     

    DearPrudence

    Dépêche Mod (AL mod)
    IdF
    French (lower Normandy)
    Yes it should be "faire le kéké", typically a (young) man's thing I suppose :D
    I must say I'm not a specialist but as I see it, it can imply that you "faire le kéké" to impress girls. Yes you show off, but not because you have received a Nobel Prize but for more trivial things. For me it has a pejorative connotation, sometimes not really intelligent people will do it.
    But as I've said, I'm not particularly very familiar with this word, it's just the way I see it. :)

    edit: so yes I would say to "show off"
     

    Amyyy

    Senior Member
    France
    Je confirme "faire le kéké" comme on peut voire Frank Dubosca humouriste français et son fameux sketch le kéké des plages!

    Il s'agit de garçons qui essaient de draguer mais c'est assez ridicule. Ils ont souvent un col de chemise remonté et une voiture avec un volant avec une moumoute!
     

    Nicomon

    Senior Member
    Français, Québec ♀
    Je réanime ce (très) vieux fil vers lequel j'ai été dirigée à partir de celui-ci.
    Je n'étonnerai personne en disant que « kéké » - que j'associe à « coq /cabotin » selon la définition donnée - ne m'est pas familier.

    Pour ceux qui aiment les régionalismes, je crois que « faire son jars » serait un équivalent québécois :
    faire son jars
    QUÉBEC, FAMILIER – Fanfaronner.
    Cependant dans la phrase citée :
    Bonheur des hordes éructantes, giclées des cars, avides, non de cultures, non de traditions, mais du « quéqué », trophées souvenirs...
    il ne semble pas être question de quelqu'un, mais plutôt de quelque chose.

    Pourrait-on parler de « kitsch » comme j'ai lu dans cette phrase (référence à l'album Kékéland) :
    Brigitte Fontaine explique à qui veut :"Kéké, c'est un peu ouf, simplet, rigolo, foufou, un peu kitsch".
    Ce qui donnerait « kétaine » en français québécois. Ou "tacky / cheesy" en anglais ?
     

    joelooc

    Senior Member
    French (Provence)
    Dans les années soixante, dans le Sud de la France il n'était pas rare d'entendre l'expression "c'est cake"(prononcé kèque) pour désigner quelque chose qui inspirait une admiration mêlée d'envie, en très gros "c'est chic" (posh). Comme on envie souvent la classe procurée par des revenus élevés et pas nécessairement obtenus de manière licite cette expression est à rapprocher de celle de cacou appellation donnée à des mâles (généralement jeunes) affichant des goûts vestimentaires et comportementaux susceptibles de leur attirer la sympathie voire les services de leurs homologues femelles les cagoles. Des fiévreux du samedi soir, à la fois libérés et très engoncés dans des codes moraux et sociaux qui sont propres à leur groupe socio-culturel: vêtements cintrés voitures rutilantes au volant recouvert de fourrure, le cacou est proche du pimp (comme dans Pimp my ride) sans toutefois en assumer la totalité de la fonction. Le Mia du groupe de rap I AM a remis ce style en vogue à la fin du siècle dernier.
    Je crains que l'appellation Kéké popularisée par Brigitte Fontaine ne soit que le dernier avatar de cette longue tradition culturelle:cool: et qui évolue vers la notion de "beau gosse" qui n'est pas si éloignée du célèbre ragazzo di vita.
     
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