Il a chaud, il a froid

mio_168

New Member
Chinese
Cet homme que tu détestes, il est comme toi,
Un corps comme le tien, une tête de même,
Lui aussi dans son cœur, il a chaud, il a froid,
Il vit sous le même ciel et comme toi il l’aime

Source: Poème contre l'esclavage: À l’homme

Can someone please explain to me the sentence "il a chaud, il a froid" ? Is it an expression with special meaning?

Thanks
 
  • OLN

    Senior Member
    French - France, ♀
    Je comprends qu'il aime le ciel sous lequel il vit.

    Cela dit, il y a beaucoup de fautes :thumbsdown: : "Si tu nettoie", " tu te débarrasse de ce fidèle ombre", "Soit un homme" (sic).
     

    olivier68

    Senior Member
    French Paris France
    Bonjour,

    C'est une question liée au sens global du texte.

    Il a été présenté (cf. post #1) comme un texte contre l'esclavage. Or je vois mal un esclave aimer le même ciel que celui qui l'exploite : il aura sûrement tendance à vouloir le fuir, au contraire. Donc, dans ce cadre, la tournure "comme toi il l'aime" semble un peu bizarre alors que "comme toi il aime" semblerait très bien.

    Par contre, si on ne considère pas ce texte comme dirigé contre l'esclavage, mais comme un texte dédié à la tolérance envers les étrangers (émigrés, migrants), ou plus généralement contre le racisme/les racistes, alors les deux formulations font sens.

    Bon… c'est une interprétation très personnelle de l'affaire ;-)
     

    JClaudeK

    Senior Member
    Français France, Deutsch (SW-Dtl.)
    Il a été présenté (cf. post #1) comme un texte contre l'esclavage. Or je vois mal un esclave aimer le même ciel que celui qui l'exploite
    Pour moi, c'est plutôt un texte contre le racisme (titre mal choisi). Donc, 'cet homme' peut aimer le même ciel que celui qu'il côtoie.
     

    olivier68

    Senior Member
    French Paris France
    Bonjour JCK,

    C'est effectivement la lecture que je fais du texte. "cet homme" peut donc aimer, dans l'absolu, ou bien aimer le même ciel que son voisin.
    Ce texte n'est pas inintéressant mais gagnerait en clarté et qualité à ce qu'y soient corrigées les nombreuses fautes qu'il contient (cf. message d'OLN).
    Toutes proportions gardées, j'y retrouve des traces du shakespearien Marchand de Venise (III,1)... et de l'épilogue du brechtien Arturo Ui.
     
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