je me suis permis(e), elle s'est permis(e) - accord du participe passé au féminin

andrea-b

Senior Member
argentina - español
Bonjour à tous,
J'ai un doute... est-ce qu'il faut accorder dans ce cas, si je suis une femme?
Par exemple: je me suis permise d'ajouter des commentaires dans votre texte.
Merci!
Andrea


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  • Francois114

    Senior Member
    French - France
    Oups... ! Misologie, j'ai bien peur d'avoir raison.

    Grammaire Larousse, page 386 :
    - Si le verbe, non suivi d'un complément traite SE comme une particule séparable du verbe ou bien le pronom SE est le complément d'objet direct et le participe s'accorde, ou bien le pronom SE est complément d'objet indirect et le participe est invariable.

    Dans le cas de elle s'est permis de, il me semble qu'on peut l'analyser comme elle a permis à elle même de et que donc, il n'y a pas d'accord. Cela dit, pour que ce soit clair, il y a toujours un objet direct avec "se permettre", et donc :

    - le petit écart que je me suis permis
    - la fantaisie que je me suis permise

    Bien. Cela dit, ces règles sont tellement complexes, mystérieuses parfois et, en tous cas, si souvent éloignées de l'usage réel que je ne risquerai pas ma tête sur ce qui précède :D
     

    itka

    Senior Member
    français
    Misologie, je crois que tu t'es mélangé les pinceaux ! C'est tout-à-fait le contraire, vois l'explication de François 114.
    Je me suis permis (à moi-même) […]
     
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    CABEZOTA

    Senior Member
    french
    Bonjour!

    A mon avis, les explications de François sont très claires, mais bon... Je viens porter un peu d'eau à son moulin. […]

    La grammaire me dit de vérifier à quel type de verbe pronominal j'ai affaire : le pronom a-t-il un sens réfléchi ("se laver" [soi-même]), réciproque ("ils se réconcilient" [l'un avec l'autre]), ou n'est il simplement pas analysable?

    […]

    Se permettre > "se" est ici un pronom COI de sens réfléchi : elle a permis à elle-même de faire quelque chose. Ici, c'est un peu plus délicat à analyser:

    - Soit la construction ne PERMET PAS DE COD (se permettre + de + infinitif), auquel cas le participe est invariable :

    "Moi, Madame Dubois, je me suis permis de vous appeler."

    De même, les participes passés de "se parler", "se plaire", "se sourire", "se convertir", "se déplaire", etc. ne s'accordent jamais, pour la même raison : ils n'admettent pas de COD.

    - Soit il y a un COD, et c'est ce COD qui commande l'accord du participe, comme si l'on employait l'auxiliaire avoir (en d'autres termes, s'il y a COD, on se fiche de savoir si "se" représente un homme ou une femme, parce qu'il ne commande plus l'accord du participe) :

    "Je me suis permis ces remarques déplacées." (placé après = pas d'accord)
    "La petite folie que je me suis permise." (COD placé avant = accord)
     
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    Bonjour,
    Certaines femmes utilisent cette expression: "je me suis permise de faire...". En fait il me semble qu'il ne faut pas mettre le "e" féminin car le sens est "j'ai permis à moi de faire" donc permis ne doit pas s'accorder. Quel est votre avis?
    Merci
     

    belenval

    Senior Member
    espagnol Spain
    Bonjour
    Alors, ELLE S'EST PERMIS DE T'APPELER, sans accord. Mais, quelle est la fonction de DE T'APPELER?
    Quelle est la différence entre cela et un COI?
    Le touriste a évité de renverser le piéton.
     

    k@t

    Senior Member
    Français de France
    Bonjour, :)

    Mais, quelle est la fonction de DE T'APPELER?
    Malgré la présence du de, c'est un COD.
    En effet, pour ce qui est de désigner la chose permise, permettre se construit directement : permettre quelque chose (à quelqu'un).

    Concernant ce de :
    1. Le subordonnant d’infinitif
    En français, l’infinitif peut dans certains cas s’utiliser à la forme « nue » (partir, venir, faire), mais le plus souvent il est précédé d’un élément qu’on appelle subordonnant (ou complémenteur), [...]. Le plus souvent, le subordonnant est de, plus rarement à. Ce mot fait partie du groupe de l’infinitif (de venir, de dire). Il ne faut donc pas le confondre avec la préposition de.
    [...]
    Voir la liste des verbes transitifs directs et du subordonnant qu’ils induisent p. 479.

    L’infinitif
     
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