pas plus de droit qu'au malade la santé

meliss

Senior Member
Ukrainian, Russian
Bonjour, c'est une citation de "L'élégance du hérisson" de Muriel Barbery dont la dernière comparaison est un peu vague pour moi:

"Aux heures de toutes les fins,... chacun, emprisonné dans son destin, doit lui faire face sans plus d'échappatoire et être à l'épilogue ce qu'il a toujours été au fond, de quelque illusion qu'il voulu se bercer. Côtoyer le linge fin n'y donne pas plus de droit qu'au malade le santé."
Merci
 
  • Punky Zoé

    Senior Member
    Pau
    France - français
    Bonjour

    La construction n'est pas simple...

    "être à proximité du linge fin (= de la bourgeoisie, des gens aisés) n'y donne pas accès, de même que le malade n'a pas accès à la santé".
    "Qu'au malade la santé" est une comparaison avec ce qui précède.

    "Être concierge dans un immeuble chic ne donne pas plus droit "au linge fin" qu'un malade n'a droit à la santé".
     

    meliss

    Senior Member
    Ukrainian, Russian
    Pas simple, vous dite, elle me semble mal faite, défectueuse. Mais je me trompe peut-être, n'étant pas un locuteur natif...
     

    Punky Zoé

    Senior Member
    Pau
    France - français
    Vue de mon côté, cette phrase est bien dans le style de Muriel BARBERY, elle est elliptique mais elle sonne plutôt bien. Elle colle bien avec le personnage principal.
    Le style littéraire prend souvent des libertés avec le style grammatical.

    C'est un peu la morale de ce roman : "concierge tu es, concierge tu resteras"
     

    meliss

    Senior Member
    Ukrainian, Russian
    La traduction ukrainienne (et russe pareil) interprète cette comparaison comme ça: côtoyer le linge fin ne donne aucun droit spécial, aussi bien qu'un malade n'aura plus de santé en côtoyent des gens en bonne santé.
    A votre avis, est-ce que c'est juste?
     

    Punky Zoé

    Senior Member
    Pau
    France - français
    La traduction ukrainienne (et russe pareil) interprète cette comparaison comme ça: côtoyer le linge fin ne donne aucun droit spécial, aussi bien qu'un malade n'aura plus de ne ser pas en bonne santé en côtoyant des gens en bonne santé.
    A votre avis, est-ce que c'est juste?
    Oui, c'est le sens, avec en plus, une référence à l'illusion que l'on peut avoir d'appartenir à un groupe autre que le sien jusqu'à son dernier jour, mais il y manque la subtilité de la tournure française.
     
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