petite souris : souriceau, souricette, souricelle

Zeljko

Member
Serbian-Croatian
Bien qu'ils soient moins présents que dans certaines langues, les diminutifs existent néanmoins dans la langue française. Malheureusement, parmi tous ces suffixes (eau / ette / et / ule / on / elle etc.), je n'arrive pas à choisir le suffixe approprié pour "la souris". Peut-être "sourisette"?
 
  • Comtois

    Senior Member
    Français
    Comme souvent, je n'ai pas été assez précis : nous sommes bien d'accord, souricette est un néologisme. C'est pourquoi j'avais employé le conditionnel.
    En l'occurrence, ce néologisme pourrait être bien venu pour parler d'une petite souris qui ne serait pourtant plus un souriceau, ou pourrait ne plus l'être. Un tel néologisme me paraîtrait assez naturel, surtout si la petite souris n'est plus un souriceau : on désire ici un diminutif, non une indication sur l'âge du sujet, raison pour laquelle souriceau ne conviendrait pas. (Je m'exprime un peu maladroitement, parce que je n'ai pas le temps de faire mieux. Mais je crois que c'est clair.)
     

    Marie3933

    Senior Member
    français
    Une petite précision (et non une *précisionnette :p) : le souriceau désigne le petit de la souris et non une souris de petite taille, c'est différent.
    Si j'ai un chihuahua de dix ans, je ne dirai jamais que j'ai un chiot, je dirai que j'ai un petit chien. -> "une petite souris" si elle est petite.
     

    ArmadilloAbcd

    Senior Member
    Italian
    Le terme souricette n'existe pas. On dit une souris, mais un souriceau, tant pour un mâle qu'une femelle.
    Bonjour Maître Capello,

    Si j'ai bien compris le nom << souriceau >> est épicène. Cependant, il n'est pas possible de dire << une souriceau >>.
    Je voulais alors vous demander s'il y a moyen de préciser le sexe du souriceau.

    Je vous remercie d'avance pour votre réponse.
     

    Maître Capello

    Mod et ratures
    French – Switzerland
    Le terme souricelle est en effet excessivement rare. Je ne l'avais encore jamais rencontré. Il est d'ailleurs absent de tous les dictionnaires usuels (Robert, Larousse, TLFi, Académie…).

    Je déconseille donc son usage. Le plus simple reste encore d'ajouter l'adjectif mâle ou femelle.

    Si j'ai bien compris le nom << souriceau >> est épicène. Cependant, il n'est pas possible de dire << une souriceau >>.
    On dit en effet un souriceau tant pour un mâle que pour une femelle, tout comme on dit une souris sans distinction de sexe.
     

    Piotr Ivanovitch

    Senior Member
    Français
    Le terme souricette n'existe pas.
    sauf chez Littré (s.e. souriceau, Étym.), Ce qui relativise la remarque de Comtois (message 4) :
    nous sommes bien d'accord, souricette est un néologisme.
    Ce serait un néologisme dû à l'exhumation d'un mot de la lignée lexicale de souris, mot que je n'hésiterais pas à utiliser en tant que de besoin. En tout cas, ce mot est vivant au XXIe siècle.
     

    Maître Capello

    Mod et ratures
    French – Switzerland
    Il n'y a pas de raison de s'en abstenir quand l'occasion justifie son emploi, à l'imitation de ces textes :
    La famille
    Contes d'Andersen
    Une fable lausannoise de 1881 où la finale en -celle est surtout voulue pour la rime avec jouvencelle au vers suivant et une traduction française d'un conte danois de 1858 ne sont pas exactement des exemples de la meilleur fraîcheur ni de la plus grande autorité en matière de français courant ! :p

    sauf chez Littré (s.e. souriceau, Étym.)
    Soyons précis. Littré dit exactement que « l'ancienne langue avait aussi souricette, petite souris », ce qui implique d'une part que ce terme n'avait plus cours à son époque (XIXe siècle) depuis longtemps et d'autre part qu'il ne s'agit pas d'un souriceau femelle, mais d'une petite souris.

    On remarquera par ailleurs que ce terme est absent de toutes les éditions du dictionnaire de l'Académie, ce qui confirme qu'il était déjà sorti de l'usage à l'époque classique (XVIIeXVIIIe siècle).

    En tout cas, ce mot est vivant au XXIe siècle.
    Vu le peu d'occurrences de ce terme, « vivant » me semble un bien grand mot !

    Bref, si vous voulez verser dans le poétique, souricette et souricelle sont envisageables, mais ces deux termes ne sont guère usités en français courant.

    Et si c'est une femelle ? :eek:
    C'est au fond du couloir à gauche. :D
     
    Last edited:

    Bezoard

    Senior Member
    French - France
    Une fable lausannoise de 1881 où la finale en -celle est surtout voulue pour la rime avec jouvencelle au vers suivant et une traduction française d'un conte danois de 1858 ne sont pas exactement des exemples de la meilleur fraîcheur ni de la plus grande autorité en matière de français courant ! :p
    On a bien précisé d'emblée que c'était rare (je ne sais pas pour vous, mais pour moi les occasions de préciser le sexe d'un bébé souris ne se rencontrent pas tous les jours) , et donc personne n'a demandé de se cantonner au français courant. L'avantage de "souricelle" est que le mot, tout rare qu'il puisse être, est facile à interpréter si on l'utilise à des fins poétiques, ludiques ou autres.
     

    JClaudeK

    Senior Member
    Français France, Deutsch (SW-Dtl.)
    En l'occurrence, ce néologisme pourrait être bien venu pour parler d'une petite souris qui ne serait pourtant plus un souriceau, ou pourrait ne plus l'être.
    Il serait intéressant de savoir dans quel contexte tu veux utiliser ce diminutif.

    Si c'est pour un conte/ un livre pour enfants, ni souricette ni souricelle ne me dérangeraient.
     
    Last edited:

    Piotr Ivanovitch

    Senior Member
    Français
    Vu le peu d'occurrences de ce terme, « vivant » me semble un bien grand mot !
    Bref, si vous voulez verser dans le poétique, souricette et souricelle sont envisageables, mais ces deux termes ne sont guère usités en français courant.
    Une dizaine d'occurrences pour la seule première page de recherche, et presqu'autant pour la deuxième, cela me semble pas mal.
    On pourra contester les occurrences qui correspondent à plusieurs livres du même auteur (il s'agit de collections enfantines), mais ce serait faire erreur : c'est au contraire un argument qui plaide en faveur de la transmission intergénérationnelle du mot - via une antonomase - et sa diffusion sous la forme de contes.
     

    Piotr Ivanovitch

    Senior Member
    Français
    Bien sûr, c'est pour ça que j'ai parlé d'antonomase : c'est - par exemple - de cette manière que nous avons hérité du mot « renard » quand Renart a supplanté « le goupil ».
     
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