quand Carco misérait des croissants café-crème

yazicioglu5

Senior Member
turc
Identité

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Je m'appelle orthodoxe et je suis né quand même
Quand
Carco miserait des croissants café-crème
...
Léo Ferré

Voulez-vous expliquer "Carco miserait des croissants café-crème"? Merci.
 
  • rolmich

    Senior Member
    french (France)
    Je veux bien hasarder une explication : Léo Ferré aurait crée ici "misérer" (de "misère) pour "mendier" (Carco mendiait des croissants café-crème).
     

    Gérard Napalinex

    Senior Member
    French - France
    Je conserverais la graphie originale de miserait du verbe miser=parier.
    Lorsque Léo Ferré naît en 1916, Francis Carco a 30 ans et habite Saint-Germain-des-Prés, où il semblerait qu'il faisait des paris pour gagner son petit-déjeuner
     

    Maître Capello

    Mod et ratures
    French – Switzerland
    Le verbe miserer n'existe pas. C'est soit miser (= parier), soit le néologisme misérer (= mendier).

    Je conserverais la graphie originale de miserait du verbe miser=parier.
    Sauf que cela impliquerait que le verbe miser soit ici conjugué au conditionnel plutôt qu'à l'imparfait, ce qui n'aurait guère de sens dans ce contexte…
     

    Gérard Napalinex

    Senior Member
    French - France
    Pour le synonyme du verbe miserer, on pourrait dire "mendier" au lieu de dire "parier" dans ce poème.
    Il semble utile de le rappeler:
    1. Le verbe misérer n'existe pas
    2. Les retranscriptions que l'on peut trouver de ce poème écrivent "miserait", il s'agit donc du verbe miser
    3. Trouver (ou pas) du sens à une tournure poétique est affaire de sensibilité personnelle, et pas d'orthodoxie grammaticale
     

    Maître Capello

    Mod et ratures
    French – Switzerland
    Les retranscriptions que l'on peut trouver de ce poème écrivent "miserait", il s'agit donc du verbe miser
    Non, justement. Certaines transcriptions indiquent misérait. Je rappelle à mon tour que le conditionnel du verbe miser n'aurait que peu de sens dans ce contexte. Il me paraît donc bien péremptoire de conclure qu'il s'agit vraiment du verbe miser.
     
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