sans faire de(s) fautes

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IlEnAppert

Senior Member
Allemand
Bonsoir à tous,


après "sans" suivi de l'infinitif, emploie-t-on "de" ou "des". Je vous révèle un exemple donné par le Bon Usage:

"Il parle sans faire DE fautes."

mais:

"Il ne peut pas parler sans faire DES fautes."


Dans ce dernier exemple, faut-il employer l'article indéfini du pluriel parce que la proposition générale, de laquelle la construction infinitive dépend, est négative elle-même? Je pourrais donc dire:

"Il parle sans faire aucune faute"

mais

"Il ne peut parler sans faire aucune faute" serait impossible comme phrase?


Merci d'avance
 
  • lamy08

    Senior Member
    Votre première phrase "Il parle sans faire aucune faute" me semble correcte, mais elle est un peu alambiquée.

    Je dirais plutôt:
    Il parle sans faire une seule faute
    Il parle sans faire la moindre faute.

    Par contre la 2ème est carrément mauvaise.
    Je pense qu'il y a trop de négations: ne, sans, aucun

    A remplacer par: Il ne peut parler sans faire une seule faute, la moindre faute.

    D'autres internautes vous donneront peut-être une meilleure explication.
     

    IlEnAppert

    Senior Member
    Allemand
    Merci de votre réponse.

    Pourtant, il est surtout question de savoir s'il faut nécesssairement employer "des" et non "de" si la proposition générale est négative elle-même.

    Bonne soirée
     

    Pierre Simon

    Senior Member
    English
    Bonjour IlEnAppert :)

    Une très bonne question à laquelle j'attends moi aussi une réponse avec impatience !

    En attendant l'arrivée des locuteurs natifs, voici quelques-unes de mes pensées. Pour autant que je sache, le mot 'sans', devant un verbe à l'infinitif, fonctionne comme une sorte de négation. Si un article partitif précède le complément d'objet direct de l'infinitif, l'article partitif (du, de la, des, etc.,) est remplacé par 'de', suivant la règle qui s'applique d'ordinaire aux constructions négatives. Prenons, par example, cette définition de 'déisme' : « Position philosophique de ceux qui admettent l'existence d'une divinité, sans accepter de religion révélée ni de dogme... » (Petit Robert). Si, en revanche, la proposition principale est elle-même à la forme négative, les deux 'négations' s'annulent en quelque sorte, et un article partitif précédant le complément d'objet direct de l'infinitif doit donc rester inchangé. Prenons la phrase « On ne fait pas d'omelette sans casser des oeufs. » Les deux négations s'annulent, et le proverbe pourrait être paraphrasé ainsi : « Pour faire une omelette, il faut casser des oeufs. »
     
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    Logospreference-1

    Senior Member
    français
    Il parle sans jamais faire de faute.
    Il ne peut pas parler sans faire des fautes.
    OU : Il ne peut pas parler sans faire de faute.
    Il ne peut parler sans faire une faute.

    D'accord avec les exemples donnés par Pierre Simon, c'est bien ainsi qu'on dit.
     
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