sans le commerce des touristes, qui les eût secourus

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simenon

Senior Member
italien
Bonjour,
j'ai encore un doute sur l'interprétation d'une phrase tiré de Soifs de Marie-Claire Blais. On parle deTchernobyl. Je cite tout le morceau:

"les villes, les villages de la république d’Ukraine devenaient chauves, comme leurs enfants, les feuilles de leurs arbres, les touristes venaient de loin pour voir ces villes, ces villages fantômes où, dans leurs isbas, des paysans irradiés leur offraient à boire de la vodka près d’un feu de cheminée dont la flamme semblait brûler la neige, dont on voyait l’étendue, de l’habitation de sapin, cette cité, cette neige étaient pourtant bien mortes, comme l’étaient les paysans et la vodka avec laquelle ils se réchauffaient, car sans le commerce des touristes, qui les eût secourus, on l’appelait la cité morte de Tchernobyl, les touristes y venaient avec leurs guides, on ne voyait plus rien du nuage fatal qui avait contaminé les porcs et les vaches, et au printemps, en été, dans la cité morte de Tchernobyl, nouvelle divinité du tourisme, chacun qui était décédé continuait de manger comme hier des citrouilles, des pommes de terre, dans les festivités d’une vie champêtre qui était morte elle aussi, et on s’invitait mutuellement dans les isbas en se moquant de ce risque de radiation si élevé que tout dans la cité était chauve et mort,"

Dans la partie en gras, est-ce que la phrase introduit par le "qui" est une phrase relative (qui= commerce...) ou bien une interrogative (qui= pronom intérrogatif)? Et, dans le premier cas, comment peut-on expliquer le mode verbal de "eût secourus"?
 
  • yannalan

    Senior Member
    france, french, breton
    On dirait en français courant "qui les aurait secourus?".il s'agit dans le texte de la seconde forme du conditionnel passé, un peu tombée en désuétude.
     
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